Cession de bail et frais abusifs : Le ras-le-bol des locataires
Sur la page de notre communauté Très bons locataires, mauvais proprios, les témoignages de locataires victimes de pratiques douteuses s'accumulent. Récemment, une publication a mis en lumière une situation alarmante impliquant une grande compagnie immobilière qui n'hésite pas à facturer des montants exorbitants pour une simple cession de bail, tout en négligeant l'entretien de base de ses immeubles.
« 200$ de frais de transfert de bail, vous en pensez quoi? La compagnie Akelius harcèle ses locataires avec ça. Je trouve que 200$ pour céder son bail c'est énorme, d'autant plus qu'ils augmentent leur loyer de manière démesurée à chaque année alors que c'est rempli de souris et d'insectes, et que c'est un problème récurrent. »
200$ pour céder son bail : Ce que dit la loi
La question se pose : un propriétaire peut-il exiger un montant forfaitaire de 200 $ pour autoriser une cession de bail ? La réponse est claire. Selon le Tribunal administratif du logement (TAL), le locateur ne peut réclamer que les frais raisonnables qui découlent directement de la cession (comme les frais d'enquête de crédit, qui tournent généralement autour de 50 $ à 60 $).
Exiger 200 $ sans fournir de factures détaillées prouvant que ce montant a réellement été déboursé pour l'évaluation du candidat est une pratique abusive. Le locataire est en droit d'exiger des pièces justificatives avant de payer quoi que ce soit.
Insalubrité et augmentations démesurées : La double peine
Le témoignage soulève un second problème majeur : payer plus cher pour un logement dont les conditions se dégradent. Subir des augmentations de loyer annuelles excessives tout en cohabitant avec des souris et des insectes est inacceptable. La loi oblige le propriétaire à délivrer et à maintenir le logement en bon état d'habitabilité. Si des parasites envahissent les lieux, il est de son devoir d'intervenir rapidement pour régler le problème à ses frais.
Comme le rappelle Éducaloi, face à un logement insalubre ou mal entretenu, les locataires disposent de recours, allant de la mise en demeure jusqu'à une demande de diminution de loyer au TAL. De plus, il est primordial de rappeler qu'un locataire a toujours le droit de refuser une augmentation de loyer tout en conservant son logement.
La résistance s'organise face aux géants immobiliers
Il est facile de se sentir démuni face à une grande corporation immobilière qui impose ses propres règles administratives. Cependant, comme le souligne Hicham Litefti, militant dans le domaine, il est crucial de ne pas céder à l'intimidation financière et de connaître ses droits pour faire front commun. Demandez des factures, documentez les problèmes d'infestation avec des photos et des correspondances écrites, et n'hésitez pas à contester les frais non justifiés.
Un bon locataire paie son loyer et respecte les lieux, mais il ne doit jamais devenir la vache à lait d'un propriétaire qui néglige ses obligations légales et sanitaires.
Source : Publication anonyme approuvée le 9 mars 2026 sur le groupe Facebook Très Bons Locataires, mauvais proprios.


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