Crise du logement au Québec : Pourquoi les petits appartements abordables disparaissent au profit du luxe ?
Le portrait de Mauricio Herrera, relayé par le Journal de Montréal, est le reflet d'une réalité brutale qui frappe des milliers de ménages québécois. Avec un loyer de 1400 $ pour un modeste 3 ½, cet homme doit cumuler trois emplois pour simplement garder la tête hors de l'eau. Alors que le marché déborde de condos locatifs neufs et de grands logements inaccessibles, le « petit logement abordable » semble en voie d'extinction. Le paradoxe du béton : Plus de constructions, moins d'accessibilité Malgré les grues qui parsèment l'horizon de nos villes, la crise ne s'atténue pas pour les locataires à faible et moyen revenu. Le problème réside dans la nature même de ce qui est construit. Les promoteurs immobiliers, poussés par des exigences de rentabilité bancaire de plus en plus strictes, privilégient les unités haut de gamme. Pour un locataire comme Mauricio, chercher un 4 ½ pour accueillir dignement son fils relève du parcours du combattant : les prix sont ...